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REGISTRES D
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[i563]
Procureur du Roy etde lad. Ville, que, pour reparation des choses dessusd., led. Courot sera tenu et le condemnons à dire et declairer en jugement devant nous que témérairement il a dict ces motz aud. Bureau, qu'il vauldroit mieulx mectre rahaiz sur les harens dud. Le Prebstre, dont il se repend et en demande pardon à Dieu, au Roy et à justice, et neantmoings condemnons led. Courot en quatre livres parisis d'amende, applicable moictié au Roy et lad. Ville, et l'autre moictié aux pauvres. Et oultre le condemnons en trente solz parisis pour les fraiz des greffier et sergent, dont led. Procureur du Roy ct de lad. Ville a appellé. Prononcé aud. Courot et executé, le dix huictiesme Decembre mil vc Ixm ; cy xl solz parisis.
Et led. jour, led. Courot a payé lesd, admende et fraiz, et de lad. admende baillé et delivré à Pierre Froissart, huissier du bureau desd, pauvres, quarente solz parisis.
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Ced. jour, est comparu aud. Bureau Claude Cou-rot, marchant de bois, demourant à Sens, lequel, après serment par luy faict, a confessé que, après avoir mis par monsieur Le Prebstre, Eschevin, mercredi dernier, sa marchandise de charbon à trois solz tournois, il deist qu'il vauldroit mieulx mectre ra-baiz sur les harens dud. sr Le Prebstre, suppliant Messieurs ce luy pardonner.
Veucs les charges et informations faictes à la requeste du Procureur du Roy et de la ville de Paris à l'encontre de Claude Courot, marchant de boys et charbon, demourant à Sens, pour raison des insolences et parolles arrogantes par luy dictes à sire Claude Le Prebstre, Eschevin de lad. Ville, estant au Bureau d'icelle, après avoir par luy mis sa marchandise de charbon au rahaiz, mespris et contem-nement faictz à justice, interrogatoires et confessions dud. Courot, et tout veu, nous disons, oy sur ce le
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DXII. — Mandement.
20 décembre 1563. (H 1785, fol. 15i r°.)
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Du lundi, xxe jour de Decembre mil vc Ixm.
" Monsieur le presidant, plaise vous trouver, ce jour d'huy, une heure actendant deux de relevée, en l'Hostel de ceste Ville pour donner vostre advis sur
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aucunes choses concernans le bien de lad. Ville, et vous prions n'y voulloir faillir, n
Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, tous vostres.
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DXIII. — [Assemblée]
20 décembre 1563.
En Assemblée, le jour d'uy, faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Mess™ les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers delad. Ville, pour adviser sur aucuns affaires de lad. Ville, et pour la tuition et deffense d'icelle, en laquelle se sont trouvez, assavoir :
Monsr le Prevost des Marchans, monsr Marcel, monsr Le Prebstre, monsrLe Sueur, Eschevins;
Monsr de Livres, monsr de Charmeau, monsr de Villabry, monsr Du Gué, monsr le Lieutenant civil Luillier, mons' Larcher, monsr Paluau, Conseillers de lad. Ville;
A esté conclud que l'on fera savoir aux Quarteniers que ilz facent que les chandelles soient bien allumées es lanternes, principallement ces festes de
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POUR LA GARDE DE LA VlLLE.
(H i784, fol. 22/1 v°.)
Noel, que les archers, arbalestriers et hacquebutiers se tiennent prestz et sur leurs gardes, et qu'i seront ces festes separez par les parroisses; que monsr le Lieutenant civil, present, a esté prié de advertir les commissaires du Chastelet de Paris d'avoir l'œil chacun en son quartier, ensemble le chevalier du guet, de faire bon guet et garde, lesd, jours et tous autres, qu'i sera occasion de oster toutes plainctes que l'on pourroit faire de remuer aucune chose'1', actendu que c'est l'ordinaire, sans en faire autre bruit, ne en parler au Roy ne à la Royne, mais les supplier et admonnester de rendre les armes aux notables bourgeois secrètement pour la seureté de ceste Ville, et executer leur voulloir le plus modestement que faire ce pourra.
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O Toute la vigilance déployée à ce moment n'empêcha point l'affichage, le jour de Noël, de placards des plus injurieux contre Catherine dc Médicis, sur les murs de l'hôtel du Petit-Bourbon et au grand escalier du Louvre. Le secrétaire d'Etat de l'Aubespine déclare que ces placards étaient «la plus infâme chose qui fût jamais écrite-. (Cf. H. de Laferrière, Lettres de Catherine de Médicis,
t. II, p. 125.)
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